La bave d’une escargotte au printemps
Un samedi matin ensoleillé et fleuri de printemps, me voilà partie pour une course prophylactique au Jardin des plantes… Et qu’y vois-je ? Une horde de pompiers athlétiques courant en gros deux fois plus vite que moi… Je les croise une fois - l’air tout à fait détaché mais curieux, puis une deuxième fois (pure coïncidence je vous l’assure - et j’essayais de prendre un air qui l’affirme en tout cas) et à la troisième fois, me disant que je ne craignais plus rien, j’ai cédé à ma manie d’observer avec attention les expressions des visages - je ne peux m’en empêcher, partout, dans le métro, dans la rue, surtout que je fonds littéralement dès que je vois des amoureux, des amis, des complices… mais revenons à nos pompiers. Des questions défilaient dans ma tête : “souffre-t-il celui-ci ?”, “est-il essoufflé celui-là ?”, “et lui à quoi peut-il bien penser ?” ou encore “y a pas à dire, les garçons courent plus vite que les filles” et autres pensées bien innocentes. Absorbée par mes intenses réflexions, et, il faut le dire, l’effort de la course, je fixais béate un pompier (brun) vers la fin du peloton qui me fixait en retour. Et arriva une chose inattendue : je bavai (le coin droit de ma bouche laissa échapper un filet de salive) ! Grands dieux, qu’a-t-il dû penser ???
Remarquez que cela était arrivé à l’une de mes amies pendant son oral de bac de français, alors qu’elle réfléchissait médusée à la question que l’examinateur venait de lui poser.