Tristan et Isolde de Wagner, Opéra Bastille

Tout y est noble. Amour comme amitié sont magnifiées. Le désir, le manque et l’extase sont sublimés - asexués.
La vision du chef d’orchestre Esa-Pekka Salonen est ample, sans hâte inutile. Et quelles voix magnifiques…
Quelle sobre et juste mise en scène. Des images en arrière-plan sur un écran géant servent de décor. Une femme et un homme se dévêtent très lentement, dont la banalité physique sert d’écrin à la passion et lui confère une universalité bouleversante. Puis viennent des images autour de l’eau et du feu, images de forêts embrasées par le soleil, images de hauts pins à la fois intangibles et vulnérables par leur hauteur.
Fin du troisième acte. Bouleversés, les milliers de spectateurs de hurler “Bravoooooooooo!!!”. Les thèmes, les préludes n’ont cessé de me hanter. Merci infiniment.

Que les oeuvres de Wagner aient été utilisées post mortem à d’autres fins - à son cadavre défendant si j’ose dire - ne change heureusement rien à l’art de Wagner.

Mise à jour du 20051130
Hélas, l’auteur de ce blog n’a pas du tout apprécié. Il est vrai que ce n’est pas le même chef d’orchestre ni les mêmes chanteurs.

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