Deux violonistes que j’aime : Raphaël Oleg et Gordan Nikolic

Gordan Nikolic
joua et dirigea le concerto pour violon de Beethoven. Son jeu et sa
direction étaient une danse, et l’orchestre dansait avec lui. Ce
concerto que trop de solistes sont incapables de jouer comme de la
musique de chambre a retrouvé toute la générosité, la tendresse et
l’intensité qui l’animent. Nombreux, parmi les innocents auditeurs
applaudissant à l’unisson entre les mouvements, étaient émus aux
larmes. Voilà comment la musique qualifiée sombrement de ’savante’ peut
revivre.

Raphaël Oleg aussi, avait joué il
y a longtemps à Bâle ce concerto d’une manière que je n’oublierai
jamais. Et ce dernier dimanche automnal, le 11 septembre 2005, il
jouait aux Serres d’Auteuil (Paris) avec François-Frédéric Guy ; j’y suis allée, bien sûr. J’ai retrouvé le tutoyeur d’anges.

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