Bucolique Paris

Baiser torride sur un pont ; la passante attendrie change discrètement de trottoir, pour point déranger… tout en observant l’autre passant, en sens contraire : ira-t-il droit comme si de rien n’était ou esquivera-t-il délicatement ?

Enfin une journée pluvieuse, enfin la bonne pluie ; il est si bon de marcher et à mesure que l’on aime davantage l’endroit, le ciel est un toit, Paris une maison. Une fois n’est pas coutume, sur le chemin, une pyta grecque… Nos touristes ont bien de la chance, elle était délicieuse. Et comme la librairie Shakespeare semblait m’inviter, hop, j’en repars avec des nouvelles de Dickens sous le bras - je venais de redécouvrir le chef d’oeuvre “Christmas Carol” à la Fourmi ailée, où l’on peut manger en lisant - pour peu qu’on attrape un livre sur l’une des nombreuses étagères. Et me voilà assise sur un banc de pierre éclairé juste assez par la lumière d’un lampadaire, écoutant la Seine, regardant les passants passer, livre ouvert et sandwich grec à la main… le bonheur.

Sur l’un des plus beaux ponts de la Seine, des touristes interdits observaient une drôle de silhouette danser seule sur le quai. Mais que pouvait donc causer une telle félicité ? À qui s’adressaient ces arabesques si gaies ?

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