Le Pavillon d’Or (citation)
” (…) j’entrai dans une violente colère. Car depuis que nous nous connaissions, pas une seule fois il n’avait entrepris de me plaisanter sur mon bégaiement. (…)
Un sourire d’ineffable gentillesse passa sur le visage de Tsukurawa. “Moi, je suis de ceux qui ne prêtent aucune attention à ce genre de choses”, fit-il.
(…)
Dernier été… Dernières vacances d’été… Dernier jour de vacances…
Notre jeunesse se tenait debout à l’extrémité de ce bord vertigineux. Et le Pavillon d’Or aussi, debout sur la même arête, nous regardait, nous parlait (…). Dans un silence profond, le soleil de cette fin d’été plaquait des feuilles d’or sur la toiture, tandis que la lumière, verticalement déversée, laissait plein de nuit l’intérieur du bâtiment. ”
Yukio Mishima, Le Pavillon rouge (trad. de Marc Mécréant, Folio)