Le week-end était un faux… mais le ministre taiwanais était un vrai !
Toujours témérairement enthousiaste, ai accepté vendredi, sans avoir évalué la chose, de traduire pour le dimanche un texte écrit en chinois… Il illustrera la visite en France du président du Conseil national des Affaires culturelles de Taiwan (équivalent de notre ministre de la Culture). Difficile de donner consistance à ce qui paraît au premier abord être une mélopée de noms d’institutions culturelles (merci à I-Chuang pour le coup de main sur les dernières hésitations) et pourtant combien intéressant : où l’on apprend qu’à Taiwan, derrière la politique culturelle qui est menée depuis quelques années, campe un sociologue et anthropologue de convictions : mesures intelligentes telles que l’instauration d’animations de quartier, politique d’encouragement à la solidarité de quartier (bénévoles apprenant à lire à des enfants…), tout cela sur fond de décentralisation, de lutte contre un élitisme urbain et de démocratisation de la culture - cette dernière étant entendue non pas comme un à-côté, ni un vernis, ni un emblème de caste, mais bien comme une donnée vitale d’identification, indispensable pour se sentir appartenir à un pays. Et justement, l’histoire de Taiwan est riche en colonisations (des aborigènes, puis par les Japonais)…
Franchement, chapeau !
9 novembre 2005 à 19:27
(je vais largement diverger du sujet initial de ton article, mais c’est bien ton article qui me fait réagir en voyant que d’autres pays ont déjà mis en place des structures que nous n’avons pas encore été capable de créer en France).
C’est marrant, les émeutes des derniers jours m’ont fait un peu réfléchir et en discutant avec Sophie, j’ai eu la même idée que ce sociologue : le problème des jeunes casseurs c’est leur éducation. Visiblement les parents n’ont pas été capable de les éduquer ou de les aider aux étapes cruciales de leur vie. Je pensais en particulier à l’échec scolaire, si ces jeunes ne sont plus scolarisés, c’est qu’ils ont échoués à l’école et peut-être parce que leurs parents eux-même ne sont pas assez éduqués pour les aider efficacement. Et dans ce cas là, je suis convaincu qu’il faudrait des associations de quartier pour pallier aux lacunes des parents. Ces jeunes devraient avoir la même chance que tout le monde de comprendre …
Pensée du soir, espoir. Chiffres des voitures brulées le matin, chagrin.