Marcher en rollers
Indubitablement, j’ai fait des progrès… Prenant mon courage à quatre bras, je me lançai seule, sans professeur des premiers pas, dans la grande rollade parisienne du dimanche après-midi.
Abandonnant brusquement le chemin me menant au trapèze, je courus aller chercher les patins, et le temps de m’apercevoir, mi-roulant mi-trottinant vers Bastille, que je ne savais vraiment pas freiner, ils étaient partis…
Conseil aux débutants : soyez à l’heure. Car hors de la grande rollerie, point de salut : pas de jolis t-shirts jaunes pour arrêter les voitures, pas de balisage…
Les rattrapai par un fort habile raccourci. Au cours duquel j’appris notamment à marcher en roller (si si !) et à ne pas freiner… Rejoignant le groupe, ne fus point déçue. J'’entendais des conversations passionnantes, puis vint un tournant (délicat, donc…), et là une grand masse m’a poussée et déséquilibrée… Tout en criant (j’essaie toujours d’avoir l’air normale en de tels cas, le comportement normal consistant à exprimer sa détresse par un cri), je me suis sentie soulevée du sol par deux bras (costauds, oui forcément, très costauds, surtout sur patins, z’imaginez !), mes patins à moi tournant désespérément dans le vide, sur une longueur d’au moins 10 mètres sans toucher le sol en entendant une voix masculine dire “Ne bouge pas”… (Digne d’une scène Harlequin non ? Ah vous connaissez pas ?)
Dans un cas comme celui-là, on écoute celui qui a l’air de savoir. Et là il n’y avait aucun doute, c’était lui qui avait la solution. Je ne suis donc pas tombée - sauf quand il m’a lâchée, forcément :-]
Là j’ai exécuté la leçon n°1 de la chute en roller : “tomber mains en avant” (j’ai un peu modifié en cours de chute les préceptes car sans protection aux poignets, donc me suis dit, tombons en avant, certes, mais lentement…).
Et voilà, j’étais très fière car j’avais tenté auparavant de me constituer une base de données des choses les plus catastrophiques susceptibles d’arriver…
Mon professeur des premiers pas m’avait dit : “au bruit que font tes rollers, les roues sont carrées”. Je confirme, en tout cas sur du bitume. Je me suis donc arrêtée à la pause, un brin nostalgique, en me disant que mes pieds me feraient moins mal la semaine suivante…
6 mars 2008 à 12:54
slt je suis mordu de roller mais je n’ai aucun club peut tu me donner un ou deux site ou je pourrez me trouver un club d’apprentissage pres de chez moi