Honte

Le confort de sa soirée n’avait eu d’égal que la banalité de sa vie parisienne. Il était plus de minuit, les étoiles lui rappelaient qu’il y avait un ciel, au-dessus. Le tranquille scintillement de la place des Vosges lui chuchotait qu’ailleurs était la vie.

Un peu plus loin, deux clochards allongés devisaient gaiement ensemble avec leur vin, dans le froid. Pour leur mendier un peu de gaieté, elle glissa dans la main de l’un d’eux, le rouge au front, un billet de 20 euros. Somme rondelette ? Geste dérisoire. Mortifée de honte, elle n’entendit pas l’homme brailler gaiement un remerciement ; elle entendit, en lieu, un cri de colère.

Un commentaire pour “Honte”

  1. CS dit :

    Ah! si loin des carquois, des torches et des fleches,
    On se sauvait un peu vers des choses. . .plus fraiches!
    Au lieu de boire goutte a goutte, en un mignon
    De a coudre d’or fin, l’eau fade du Lignon,
    Si l’on tentait de voir comment l’ame s’abreuve
    En buvant largement a meme le grand fleuve!

    E-d-R

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