Politique : espoir ?
Fin de l’opposition artificielle et stérile entre libéralisme et socialisme. Un libéral socialiste est un humaniste épris de justice sociale.
Pour remettre quelques idées en place, ai assisté à une conférence passionnante “Qu’est-ce qu’un libéral ?” (bientôt disponible en audio sur le site de Diffusion des savoirs de l’École normale supérieure) d’Alain Renault, professeur de philosophie morale et politique. Il rappelle que le libéralisme consiste à concevoir des limites à l’intervention de l’État, notamment pour qu’il reste hors de la sphère privée (cela rappelle la nécessaire laïcité - avec laquelle certains hélas confondent l’athéisme ou l’agnosticisme :-/ ).
Le libéralisme entraînant nécessairement des corrections pour éviter que sur l’intérêt général ne prennent le pas une somme de petits intérêts particuliers. Condition nécessaire au libéralisme, une économie de marché, mais avec toutes les régulations (garantir une concurrence équitable, lutter contre les monopoles…) qui s’imposent du fait des possibles déviations inhérentes à cette conception.
Piste pour notre politique malade : une véritable décentralisation voire démocratie participative.
MàJ 20060421: J’apprends de Diffusion des savoirs que l’enregistrement est ô combien hélas perdu :-/
Justement, lors du récent congrès extraordinaire d’un parti politique auquel son président m’avait conviée avec d’autres, au titre d’une aide à la réflexion sur DADVSI, j’ai entendu des choses réconfortantes - notamment pour ceux qui en toute conscience votèrent “non” au projet de “constitution” européenne :
“Un État qui respecte la loi, c’est d’abord un État qui respecte celui qui fait la loi, c’est-à-dire le Parlement. Or il n’y a pas un jour qui passe sans que les pouvoirs et les attributions du Parlement ne soient piétinés. Vous le savez, nous voulons changer les institutions, car la France ne peut pas continuer à vivre dans un régime aussi déséquilibré que le nôtre et qui fait de la Vème République une monarchie républicaine, pire encore une monarchie impuissante. On respecte si peu le Parlement que le gouvernement peut déposer un amendement fondamental de 7 pages sur la protection du droit d’auteur sur internet à 18 heures, pour être discuté à 21 heures, alors que cela fait quatre ans que la France doit transposer la directive européenne.”
(…)
“Il faut aussi redonner au Parlement un vrai pouvoir de contrôle : contrôler l’action du gouvernement, contrôler l’usage de l’argent public, ce n’est pas empêcher l’action du gouvernement. Le contrôle, ce n’est pas l’impuissance, c’est au contraire la légitimation de l’action. C’est parce que l’action de l’exécutif est contrôlée, qu’elle devient crédible auprès de nos compatriotes et que l’impôt devient acceptable.”
Il y avait des gens courageux (plutôt jeunes) convaincus de leur mission. Quant au président de ce parti, il inspire confiance car il oppose une résistance à la mécanique de gangrène de notre système politique qui assure la victoire aux lobbies dès qu’ils sont riches et puissants. Il écoute ceux qui vivent dans les problèmes et se forge d’intimes convictions, auxquelles il reste fidèle - ce qui comporterait une part de risque, n’était justement sa capacité à écouter.
16 février 2006 à 12:20
Extrait de l’émission de france 2 lundi 13 février 2006 intitulée : “Complément d’enquête sur DADVSI : pressions anti républicaines et amalgames pervers”
(cf. http://www.couchet.org/blog/index.php?2006/02/15/120-complement-d-enquete-sur-dadvsi)
Benoît Duquesne :
« Est-ce qu’on est encore dans de la copie privée ou est-ce que vraiment
on change d’échelle ? »
Olivier Cousi , « avocat spécialisé dans les problèmes Internet »
« Alors là, il y a deux solutions. Il y une solution je dirais à
l’américaine, qui consiste, notamment la cour suprême l’année dernière a
rendu une décision en disant finalement le simple outil, le peer to peer, le
logiciel libre doit être considéré comme un outil dangereux parce que
favorisant la copie. Et donc on considère que ces logiciels ne doivent pas ou
être vendus tels quels ou ne pas avoir de logique de contrôle. »
– sans commentaire –
16 février 2006 à 23:15
Puisque nous parlons d’udf (
), voici un agrégat de blogs “centristes” intéressants …
http://lieu-commun.org/
10 juillet 2007 à 9:41
Bonjour,
Je ne suis pas économiste mais il m’apparaît clairement que le libéralisme n’est pas, pour nous, ce qu’il prétend être en surfant sur son principe de liberté.
Le libéralisme définit essentiellement le système économique, l’organisation des échanges commerciaux.
Il n’y a plus de libéralisme dès qu’il est question de la société et des libertés individuelles des particuliers. Il faut restreindre de plus en plus ces dernières en vue d’augmenter la liberté des acteurs économiques. La raison est simple. Le libéralisme est au service des affaires, du capitalisme. Pour chacun d’entre nous, dans la vie quotidienne, pour tout ce qui n’est pas marchand et ne produit pas de dollars ou d’euros, le libéralisme devient oppressif.