DADVSI bientôt…
7 à 9 mars, délibération à l’assemblée. 14 mars, vote du projet de loi.
Pour ceux rares qui manqueraient d’informations :
www.lestelechargments.info
http://standblog.org/blog/2006/03/02/93114688-actu-drm-et-dadvsi
http://standblog.org/blog/2006/03/01/93114682-actualite-dadvsi
Ils nous auront tout fait, je veux dire les lobbies et le gouvernement complice. Depuis le ministre de la Culture s’exhibant dans des émissions grand public sur la chanson française pour convaincre des vedettes - riches pantins de soie de leurs très riches producteurs/distributeurs - de s’exprimer contre une licence globale qui “tuerait la création”, jusqu’au fin ridicule d’un site de propagande gouvernemental (mais dans quel pays suis-je ?), irrespectueux du savoir-vivre le plus élémentaire sur le Web, témoin du fait que nos gouvernants sont complètement à côté de la plaque quant à ce qui se fait de bien sur l’Internet…
Et juste par devers moi (presque) une tentative lacunaire de séparer les problèmes :
- les DRM et leur efficacité toute relative qui laisse penser que l’objectif de leurs défenseurs n’est pas de lutter contre le “piratage” - pancarte brandie par les majors pour attendrir les artistes - mais bien de s’assurer une manne par monopole sur toute une chaîne de distribution (voire imposer un système de type big brother sur tous les ordinateurs et offrir sur un plateau d’argent un pouvoir absolu à de gros fabricants) et écarter ainsi tous concurrents, logiciel libre compris (ce dernier étant pourtant une des rares sources de dynamisme économique et garantie de notre indépendance technologique ;
- la création artistique et le droit d’auteur, censé protéger l’artiste, les deux entretenant une floue relation (souvent à l’avantage des producteurs/distributeurs) ;
- la liberté naturelle (nécessaire ?) d’utilisation dont devrait jouir un individu au regard d’un bien culturel - et sur laquelle aucune concession n’est admissible (copie privée) ;
- la non-séparation entre production et distribution : pourquoi continuer de lier production et distribution alors que cela peut mener à des oligopoles qui appauvrissent la diversité culturelle dans le secteur de la musique et de l’art.