Beethoven, Crumb, Poulenc et Mozart, et tango argentin

Gare de l’Est, 8h du matin, direction Strasbourg. 5-6 heures de train. Visite sous la pluie, étape chez l’Ami Fritz. Départ en voiture louée pour franchir le col verglassé de Sainte-Marie. Dérapages incontrôlés. Bleu acier de la neige et de la nuit. Arrivée à 20h30 à St-Dié des Vosges, où se jouait le dernier quatuor de Beethoven op. 131 suivi de Black Angels de Georges Crumb. Oh je n’ai pas regretté un instant l’imposante et menaçante vue des cols enneigés dans la tempête. J’ai enfin retrouvé le son du Quatuor Satie que j’avais tant aimé, et suis enthousiaste de l’arrivée d’une deuxième violon somptueuse et aussi engagée que les autres membres.
Départ précipité pour tenter de ne pas rater le train de minuit dix-neuf à Strasbourg. Retour par la même route, mêmes frayeurs, habitées cette fois de la beauté des sons entendus. Train de nuit, arrivée à 6h47, heure où Paris s’éveille. Le concert d’Eric Le Sage, Frank Braley, Paul Meyer et l’orchestre de Paris commence à 11h. Les double-concertos de Mozart et Poulenc sont merveilleux, ainsi que le Pélléas et Mélisande de Fauré, coloré et ciselé. Bien belle journée.
Et aujourd’hui, du tango argentin au théâtre du Mogador, je plane à Buenos Aires, tant de générosité, de nostalgie, de finesse… Et quelle grâce dans les pas et les regards des danseurs ! C’est décidé, je me mets au tango argentin !

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