Rapport au corps, liberté, normalisation

“C’est mieux de dire haut et fort qu’on reluque le physique des femmes; pas comme tous ces faux-culs qui regardent des magazines en cachette.”

Non, ce n’est pas mieux. À chacun son rapport au corps. Il y a des polyamoureux comme il y a de purs esprits. Nulle publicité ne devrait être faite qui ouvre la voie à la normalisation. Une intimité est nécessaire.

Ne pas confondre véritable liberté et anticonformisme. Ce dernier empêche d’être libre, car tout ce qui nous fait réagir a priori nous vole d’une part de liberté. Pour être vraiment libre, il faut voir autour de soi, jauger l’autour, se connaître au point de connaître l’emploi que l’environnement fait de nous, dans quelle part il nous habite, et peut-être choisir quelle est cette part.
L’une des clés est le fait d’aimer. Aimer et détester, ceux qui n’en sont plus capables ne sont plus libres. Entre ces deux opposés se cerne parfois l’alchimie du rapport entre soi et l’Autre, entre vie et forme, entre interprétation et définition.

2 commentaires pour “Rapport au corps, liberté, normalisation”

  1. Justine Miso. dit :

    Que de justesse dans ces propos!

    J’M.

  2. Cricou dit :

    Oui, ça fait du bien.

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