Citations du jour : tu aimeras ton contemporain
Quelques citations prises par-ci par-là, en décousu… et recousu ; celle d’Hervé Bazin m’est chère. Les lisant aujourd’hui, me vient l’injonction : tu aimeras ton contemporain…
Je reprends ici tel quel l’un des nombreux commentaires à l’article du Monde “Nicolas Sarkozy défend l’exil fiscal de Johnny Hallyday” :
MICHEL C.
16.12.06 | 19h21
Ne faut il pas retirer la nationalite francaise a ceux qui gagne des millons d euros et qui pour echapper a l’impot vont 6mois et un jour en SUISSE ou ailleurs ? . La caissiere du super marche qui ne peut travailler que 60 heures et gagner 300 euros et tous les pauvres smicards et compagnie continueront a souffrir. EGALITE FRATERNITE SOLIDARITE La REPUBLIQUE fou le camp A la lanterne
Jean-Michel Dumay dit dans un article consacré à Wikipédia du Monde daté du 17 décembre 2006 :
“Dans un article de la revue Etudes de décembre, Anne Guibert-Lassalle, auteur illustrateur, regrette à juste titre que la littérature pour les moins de 12 ans, en France, n’aborde que très partiellement la complexité des guerres, dont l’examen méticuleux des causes pourrait conduire à une forme d’éducation précoce à la paix. Elle rappelle combien, souvent, ce sont d’abord les convictions de détenir la vérité qui déchaînent la violence.”
La pluralité des convictions, c’est important parfois à rappeler. Le coût de la haine aussi, que l’inconséquence nous fait parfois oublier (la haine n’est pas gratuite, héhé, ce serait trop facile…).
Voilà d’ailleurs une occasion de rappeler l’existence de cet excellent (trop ?) livre sur Wikipédia.
Autre article, passionnant, sur l’éternelle adolescence, issu d’entretien avec la photographe britannique Julia Fullerton-Batten :
“Dans les sociétés traditionnelles, on distinguait l’enfance, temps de l’apprentissage, la maturité, pendant laquelle on travaillait et élevait ses enfants, et enfin la vieillesse. Aujourd’hui, nous assistons à un brouillage de ces trois âges de la vie.” (…) “Et surtout, la jeunesse s’impose comme un impératif. Elle n’est plus seulement un moment de la vie mais une condition de la survie.”
Notez qu’on aurait intérêt à ce que certains souhaitent veillir moins vite.
Hervé Bazin, dans son livre “Ce que je crois” (Grasset, 1970), écrit :
“(…) j’ai dû me familiariser avec l’idée de ma fin. Ne vous y trompez pas, ça rend l’instant plus long, la joie plus savoureuse. Tout dans la vie m’a paru gratuit, supplémentaire. Dans posséder, j’entends céder et je suis ravi de ce qui me reste. Qui m’aime, pour un temps, aurait pu ne pas m’aimer du tout. Le succès me semble une loterie où le mérite se borne à faire tourner la roue. Ce n’est pas tellement la mort qui m’étonne, mais, compte tenu de tous ceux que j’ai laissés en route, le fait de leur avoir survécu.”
Ah, et enfin, si vous vous sentez le coeur gourd, rien de tel qu’un concentré de vie, un Ristretto de Françoise de Villenfagne.